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Alibaba contre Amazon : le duel des géants.

Alibaba et Amazon

Au salon Retail Big Show 2019 : le monde de la distribution tient Salon à New York. Deux mégastands se font face : celui d’Amazon, le régional de l’étape, et celui du chinois Alibaba. La scène symbolise le duel de géants qui se prépare tant dans l’univers de la tech que dans celui du commerce.

Les deux groupes, cotés aux Etats-Unis, vendent du cloud et des solutions informatiques. Pour la distribution, les stratégies des deux mastodontes différaient mais elles se rejoignent petit à petit. Dès ces débuts, Jeff Bezos a acheté des produits, les a stockés et les a revendus à des particuliers. Le site marchand a démarré par le livre et s’est étendu à l’électronique grand public. 

Alibaba, en matière de distribution, est, lui, d’abord une place de marché sur le modèle du japonais Rakuten. Des marques ou des enseignes se greffent sur son trafic en échange d’une redevance. Mais Amazon a désormais emprunté ce même chemin. Il accueille sur sa place de marché des vendeurs tiers qui représentent même la moitié de son activité. Il propose aujourd’hui 2 millions de références. Amazon est ainsi devenu le Google de l’objet.

Ce qui se passe sur le marché français illustre cette opposition. Amazon est de loin le premier cybermarchand du pays avec, selon Kantar, 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 20 % de part de marché dans le non-alimentaire. 

Aliexpress, la vitrine marchande d’Alibaba, ne se classe même pas dans le Top 10 Médiamétrie pour la Fédération de l’e-commerce (Fevad) des sites les plus fréquentés. Mais en nombre d’acheteurs, Aliexpress se situe bien parmi les dix premiers. Dans la catégorie des places de marché, le site d’Alibaba a même grimpé à la cinquième position derrière Amazon, Cdiscount, FNAC et Rakuten. Aliexpress a d’ailleurs déjà dans l’Hexagone un meilleur taux de pénétration qu’ebay.

La stratégie du chinois a évolué. « Ma première mission a été le recrutement de marchands français, des grandes marques pour la vente de leurs produits en Chine », explique aux « Echos » le directeur général d’Alibaba France, Sébastien Badault. La France est ainsi devenue le sixième pays exportateur de la galaxie Alibaba vers l’empire du Milieu. Pendant la Journée des célibataires, le 11 novembre dernier,  Alibaba a généré 38 milliards de dollars de ventes en 24 heures. Les marques françaises Filorga, les 3 Chênes, L’Oréal, Leonor Greyl, Lafite, Latour, Mouton et Margaux se sont fait une place parmi les 200.000 marques internationales représentées.

Alibaba en France, c’est aussi des services pour les touristes chinois à travers le développement de l’application de paiement Alipay, acceptée aux Galeries Lafayette et chez Franprix, et celui de Fliggy, un site qui permet de construire son séjour de façon personnalisée. 

Mais le géant chinois est bel et bien entré en concurrence avec les autres cybermarchands pour conquérir les consommateurs tricolores. Aliexpress et Cainiao, la filiale logistique d’Alibaba, viennent de signer avec Relais Colis et ses 5.200 points de retrait. Un dispositif qui s’ajoute au service de livraison à domicile. 

Outre des produits chinois, souvent sans marque et bon marché, la place de marché s’ouvre de façon progressive aux marchands tiers, français ou autres. En Espagne, Alibaba a même ouvert un magasin Aliexpress qui ne désemplit pas. La concurrence avec Amazon, qui ouvre également des points de vente, devient de plus en plus frontale.

Source Les echos

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